Mes lectures : L’Île de Jérôme Loubry

«  Les morts ne hantent pas les vivants, c’est plutôt l’inverse, ici comme ailleurs… »

Résumé :

Au mois d’août 2019, Diane a mis fin à ses jours sur l’île de Porquerolles, dans le manoir où elle passait tous ses étés. Elle qui ne vivait qu’en musique a laissé derrière elle un grand silence pour ses proches.
Julien, son compagnon, sait bien que les amis de la jeune femme, présents lors du drame, lui cachent quelque chose. Alors quand l’occasion de retourner sur l’île avec eux se présente, il accepte. Peu importe que cinq ans se soient écoulés, il découvrira la vie coûte que coûte.
Le soir de leur arrivée, au beau milieu d’une tempête dantesque, une femme en robe blanche est découverte morte et ensanglantée sur la place principale. Que se passe-t-il donc sur cette île dont les habitants redoutent les colères ?

«  Les souvenirs, c’est toujours ça de volé au temps qui passe. »

Mon avis :

 

Jérôme Loubry fait partie de mes auteurs favoris, alors forcément, j’en attendais beaucoup. Peut-être trop.

je vais être honnête même si c’est difficile à dire, mais les 70% du début m’ont franchement ennuyée. C’est lent, répétitif, avec trop de longueurs qui alourdissent le rythme et étouffent le suspense. Certaines fins de chapitres intriguent, certes, mais pas assez pour relancer vraiment l’intérêt. J’ai même eu plusieurs jours où je n’arrivais pas à rouvrir le livre. Et honnêtement, si ce n’avait pas été Loubry, j’aurais sans doute abandonné. On navigue dans le temps, on ne se perd jamais, mais tout finit par tourner en rond.

Je ne suis pas parvenue à m’imprégner des personnages ni à m’attacher à leurs histoires. Savoir dès le départ que Diane va mourir n’aide pas non plus : difficile de s’investir émotionnellement quand on connaît déjà l’issue du personnage principal.

La construction du roman, en revanche, est originale : l’auteur joue avec les fonctions d’un support musical, recul, pause, play, avancer, pour rythmer ses chapitres. Une idée intéressante, bien trouvée, mais qui ne suffit pas à combler le manque de tension.

Et puis viennent les 30% de la fin. Là, tout bascule. C’est prenant, angoissant, dérangeant. Les révélations s’enchaînent, la tension monte, et la peur s’invite (au point que je me suis levée une nuit pour aller boire un verre et que j’étais incapable de rester dans le noir). Cette dernière partie est brillante, terrifiante, émotive. On y apprend beaucoup, même si Loubry laisse quelques zones d’ombre. Et pour certaines révélations… disons que mon cœur reste fermé.

Mais voilà : aussi intense soit cette fin, elle ne parvient pas à effacer les longueurs du début. L’Île restera pour moi une déception. Une très belle fin, oui, mais qui ne rattrape pas l’ennui du reste. Jérôme Loubry m’a habituée à bien plus fort.

 

Pour vous le procurer : 

Format : broché chez Calmann-Levy

Format : Poche chez Le livre de poche en précommande

Date de parution 02/01/2026

Format : ebook (ePub)

 

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