
Réalisé par Lisa Azuelos
Avec Sophie Marceau, Thaïs Alessandrin, Vincent Elbaz, Alexandre Astier, Françoise Fabian
Je suis allée voir LOL 2.0 le jour de la Saint-Valentin.
Et franchement ? J’ai passé un excellent moment.
On est vingt ans après le premier LOL. Vingt ans. Le genre de phrase qui te met un petit coup derrière la nuque. Le banc est toujours là. Le café aussi. Les souvenirs aussi. Mais les personnages ont pris des rides. Et nous aussi, accessoirement.
Anne (Sophie Marceau) a désormais plus de 50 ans. Elle pense enfin pouvoir souffler. Sa fille, 25 ans, revient vivre chez elle après une rupture. Et comme si ça ne suffisait pas, son fils lui annonce qu’elle va être grand-mère. Là, c’est le choc. Le vrai. Le “mais attends, comment ça grand-mère ?”.
J’ai beaucoup aimé le premier film (vu à la télé, peut-être deux fois). Ce n’était pas un chef-d’œuvre du cinéma français, mais c’était doux, drôle, générationnel. LOL 2.0 reprend exactement cette recette. Ce n’est pas un film qui révolutionne le 7e art. C’est un film qui fait du bien.
Il y a des scènes vraiment drôles. Des moments où j’ai ri franchement.
Et puis ces petites trêves, ces silences, ces regards, où la larme n’est pas loin.
Sophie Marceau est incroyable. Drôle, touchante, naturelle. Elle incarne parfaitement cette génération un peu dépassée par certains codes… mais pas complètement non plus. Je me suis reconnue dans ce décalage. Ce côté “on n’est pas si vieux que ça quand même”. Même si, oui, le mot grand-mère pique un peu.
On retrouve des clins d’œil au premier film. Certains que j’ai repérés. D’autres que j’ai sûrement manqués (j’aurais dû le revoir juste avant). L’absence de Lola se fait sentir, forcément. Mais le film choisit autre chose : parler du temps qui passe, des enfants qui grandissent, des parents qui doivent accepter de lâcher prise.
C’est un film sur les générations.
Sur les ruptures.
Sur le moment où tu crois que ta vie se stabilise… et où tout recommence autrement.
Il y a une belle énergie de bande d’amis. Une tendresse sincère.
Et surtout cette idée que, même vingt ans plus tard, on peut encore aimer, rire, se tromper, recommencer.
Ce n’est pas un film parfait.
Mais c’est un film chaleureux.
Et parfois, ça suffit largement.
Moi, j’ai adoré.