
Oui, déjà 8 ans que Demain nous appartient squatte nos fins de journée. Huit ans qu’on regarde Sète avec un œil méfiant, persuadé que n’importe quelle promenade au bord de l’eau peut finir en prise d’otage ou en explosion de péniche. La dernière trouvaille, c’est quand même un requin. A Sète, un requin…

Et pourtant… on revient. Encore. Fidèlement. Comme si cette série, c’était notre feuilleton de famille. Celui qui rassemble mamie, les ados blasés et les fans de suspens un peu trop investis (Oui, ça c’est moi. Je suis plus à fond sur les enquêtes que la police de la série, en même temps ce n’est pas difficile).
Côté survivants, Chloé, incarnée par Ingrid Chauvin, mérite une médaille olympique. Cette femme a survécu à tout ce que la série a pu lui balancer : bombes, tueurs en série, manipulations, incendies, attaques en tous genres… Sérieusement, on se demande si elle n’a pas un bouclier anti-drame caché quelque part. Si elle continue comme ça, la prochaine étape, ce sera la survie à une attaque de zombies, et on la verra faire du yoga au milieu des morts-vivants.

Et pendant ce temps, certains personnages disparaissent du jour au lendemain comme par magie, sans un mot, sans un adieu, sans explication. Un jour ils sont là, l’épisode d’après… pouf, envolés. Peut-être qu’ils ont fui Sète en douce, ou qu’ils ont trouvé une île déserte mieux fournie en intrigues. Mystère et boule de gomme. On attend toujours les explications. Mais non, à Demain nous appartient, on préfère garder le suspense sur… qui est encore là.

Soyons honnêtes deux minutes :
Entre les morts pas vraiment morts, les jumeaux cachés, les secrets de famille qui sortent toutes les deux semaines comme des lessives, et les nouveaux persos qu’on découvre avec ce bon vieux “Mais il sort d’où lui ?”, on a de quoi faire tourner les serviettes.
Mais c’est ça qu’on aime. Ce joyeux bordel scénaristique. Cette ville où il y a plus d’enquêtes criminelles que de plages publiques. Ces personnages qui changent de métier plus vite que nous de fond d’écran. Ces couples qui se font, se défont, se refont… le tout entre deux cafés au Spoon.

8 ans, c’est l’âge où un enfant commence à bien lire… et où une série commence à bien délirer.
Alors bon anniversaire à toi, Demain nous appartient. Merci pour les intrigues improbables, les dialogues qui sonnent parfois comme des traductions automatiques, et les cliffhangers qui nous font dire “Bon allez, juste un épisode de plus…”
On t’aime un peu, beaucoup, passionnément, et même quand tu nous fatigues… on revient. Comme dans une vraie relation toxique.
Mais avec des ralentis et de la musique dramatique en fond.
Je balance, je taquine, mais faut pas s’y tromper : j’ai pas loupé un seul épisode en 8 ans. Cette série, c’est mon doudou télévisuel. Mon petit vice du soir. 😉😍
🎉 Joyeux 8 ans, et vivement les 10 pour qu’on ait un crossover avec une attaque d’extraterrestres. 😉😊👽👽👽