Mes lectures : Hurlements d’Alexis Laipsker

– Il est en pleine dépression.
– Vous en connaissez la cause ?
– La cause ? Il est flic. Parfois, c’est suffisant.

Résumé :

Cinq femmes kidnappées. Quatre victimes introuvables. Trois enquêteurs sur la brèche. Deux jours seulement. Un tueur diabolique. Zéro chance d’en sortir indemne.
 » J’ai enlevé cinq femmes. Je les fais souffrir. Lentement. Avec une savante cruauté. Ce n’est que le début.  »
C’est par cette glaçante menace que le célèbre commissaire Venturi se voit défier par un criminel machiavélique qui n’a négligé aucun détail pour concevoir sa machination morbide.
La dernière victime, sauvée de peu, n’est autre qu’Olivia Montalvert, la criminologue avec qui le vieux briscard revenu de tout fait équipe, si tant est qu’il ne soit pas mis sur la touche par la police des polices ! Cet éternel insatisfait, plus pressé que jamais, se lance dans une course contre la montre où l’erreur n’est pas permise.
De son côté, le lieutenant Julien Dastray découvre une femme affreusement mutilée sur la scène d’un théâtre abandonné. Dastray se jette dans une traque infernale. Mais pour quelle raison ce flic solitaire se trouvait-il sur les lieux ? Se pourrait-il que le criminel exerce une emprise sur lui ?
N’a-t-il pas tout prévu ?
Depuis le début…

 

Elle aurait voulu qu’on se souvienne d’elle pour autre chose. Sa bonne humeur, ses traits d’esprit, son professionnalisme, sa sincérité… N’importe quoi, mais pas « la sixième victime ». 

 

J’ai un traitement pour ce type de patient. Une balle de 9 mm le matin. Renouveler si les symptômes persistent.

Mon avis :

 

Quatrième roman que je lis de cet auteur. Et franchement ? Toujours pas déçue. Il assure.

On retrouve les deux personnages principaux de son roman précédent, et autant te dire que j’étais ravie. Ce duo, je l’adore. Les dialogues sont savoureux, pleins d’humour (et parfois bien piquants, comme j’aime). Leur complicité monte d’un cran dans ce tome, et ça fait du bien, surtout au milieu de l’horreur ambiante.

Parce qu’on ne va pas se mentir, ce thriller est bien sombre. Vraiment sombre. Le genre qui te colle des frissons, pas à cause du froid, mais parce que les destins des victimes sont… comment dire… pas franchement joyeux. Y a de la torture, c’est dur, très dur, et l’auteur est allé très (trop?) Loin. Je lui ai d’ailleurs dit samedi dernier à Créteil en Poche. Il a souri, et il m’a avoué que c’était le pire qu’il ait écrit. Voilà. Ambiance.

Mais alors, niveau rythme ? Ça fonce à toute berzingue. Chapitres courts, efficaces, ça s’enchaîne sans une seconde d’ennui. Impossible de le lâcher.

Et la fin… MAIS LA FIN ! Je me suis faite avoir comme une bleue. Rien vu venir. Et pourtant, j’en lis, des thrillers. Mais là, chapeau.

J’adorerais t’en dire plus, mais je risquerais de spoiler… et je suis sympa, moi. Je te laisse le plaisir de la découverte.

Ah, au fait… tu n’aurais pas une voix grave, par hasard ? (Oui, ça a un lien. Tu comprendras en lisant.)

 

Pour vous le procurer : 

Hurlements

 

 

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