Mes lectures : Les enquêtes d’Enola Holmes, tome 1 : La double disparition

 

Résumé :

S’il est une chose que j’aimerais savoir, c’est pourquoi ma mère m’a nommée  » Enola « .
Enola qui, à l’envers, se lit : alone. En anglais : seule. Et c’est bel et bien seule que je me suis retrouvée le jour de mes quatorze ans, ma mère ayant disparu de notre manoir de façon inexpliquée. J’ai alors été contrainte d’en informer mes frères aînés que je n’avais pas revus depuis dix ans – Mycroft et Sherlock Holmes. Or ce n’était pas eux qui allaient m’être d’un grand secours. Jugeant que mon éducation laissait à désirer, Mycroft n’avait qu’une idée : m’expédier en pension pour faire de moi une lady.
En outre, Sherlock estimait ma capacité crânienne bien trop limitée pour pouvoir résoudre le mystère de cette disparition. J’étais pourtant la seule à avoir décelé des indices dont mon détective de frère n’avait pas la moindre idée. C’est donc le coeur empli d’espoir, que j’ai décidé, malgré mes appréhensions, de partir à la recherche de ma mère. Seule.

Mon avis :

Il y a des lectures jeunesse qu’on ouvre en se disant : « Bon, ça va être sympa. »
Et qu’on referme en pensant : « D’accord, je veux la suite. Tout de suite. »

C’est exactement ce qui m’est arrivé avec Les enquêtes d’Enola Holmes, tome 1 : La double disparition de Nancy Springer.

On connaît tous Sherlock Holmes. Le génie froid, méthodique, légèrement imbu de lui-même (mais on lui pardonne, il résout des crimes en clignant des yeux).
On connaît moins sa petite sœur. Et franchement, c’est une erreur.

Une sœur inattendue… et incontrôlable

Enola Holmes a quatorze ans. Elle n’a pas vu ses frères depuis dix ans. Elle a été élevée à l’écart, par une mère suffragette, fantasque, engagée, et très peu concernée par l’idée de transformer sa fille en « parfaite lady victorienne ».

Le jour de son anniversaire, sa mère disparaît.

Enola fouille la maison. Elle alerte la police. Puis elle prévient ses deux frères : Sherlock, le brillant, et Mycroft, le coincé du col amidonné.

Autant dire que le choc est violent.

Le domaine est en pagaille.
La jeune fille n’a ni corset bien serré ni bonnes manières calibrées.
Et Mycroft découvre au passage que sa mère lui a allègrement soutiré de l’argent pendant des années.

Solution évidente pour lui : pensionnat. Dressage intensif. Transformation express en « vraie » lady.

Réponse d’Enola : fugue.

Et là, je l’ai adorée.

Une enquête, deux disparitions, zéro patience pour les conventions

Avant même de retrouver sa mère, Enola se retrouve embarquée dans une autre affaire : la disparition d’un jeune comte de douze ans, lui aussi en fuite… et clairement en danger.

On est à la fin du XIXe siècle. Les codes sociaux sont rigides. Les filles n’ont pas voix au chapitre.
Et Enola décide que tout cela ne la concerne pas.

C’est à la fois un roman d’enquête et un roman d’aventure.
On entre très vite dans l’histoire. Il y a des messages codés, des énigmes, des déguisements, des courses contre la montre. Certes, l’intrigue est plus accessible qu’un Sherlock « adulte », mais j’ai pris un vrai plaisir à décrypter avec elle.

Et surtout, quel bonheur de voir une héroïne jeune, intelligente, débrouillarde, qui admire son frère… tout en refusant d’être son ombre.

Une lecture jeunesse… mais pas que

Oui, c’est une lecture jeunesse.
Oui, l’enquête peut sembler un peu simple pour certains lecteurs.

Et alors ?

J’ai passé un excellent moment. Je l’ai lu en deux jours. Et j’ai très envie de retrouver Enola dans le tome suivant.

Parce qu’au fond, ce que j’aime dans ces histoires, ce sont les duos mythiques. Sherlock et Watson. Sharko et Hennebelle.
Et maintenant… Sherlock et sa sœur qui lui vole presque la vedette.

Et ça, franchement, c’est jubilatoire.

 

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