Rencontre avec Barbara Abel le 06 juillet 2021

Le 06 juillet dernier j’ai eu la chance de retrouver Barbara, à l’occasion de l’apéro polar organisé par les éditions Pocket !

Voici quelques échanges entre les éditions Pocket et l’auteure :

 

Comment vous construisez vos histoires ? Qu’est ce qui allume la mèche ? Est ce que ça commence par un personnage, par une anecdote, un souvenirs etc..

 

C’est toujours une situation, une petite situation que je vis où je me dis « et si, il s’était passé ça ». En fait en grosse majorité c’est des petites mésaventures sans gravité mais qui aurait pu mal tourner. Et c’est le « mal tourné » qui provoque le roman.

Moi c’est plutôt du thriller psychologique, du thriller domestique, je mets toujours en scène des gens ordinaires a qui il va arriver une grosse tuile et tout va devenir de pire en pire au fil des pages. Mais ça part souvent de petites anecdotes qui m’arrive mais qui sont absolument sans gravité.

Pour « les vivants autours » je suis parti d’un fait divers réel alors qu’en général les faits divers ne m’inspirent pas du tout. C’est l’exception qui confirme la règle.

 

Comment cette littérature noire, le thriller c’est imposé a vous ? Est ce que vous vous souvenez du jour ou déjà vous vous êtes dit « j’ai envie d’écrire » et « ça va être du noire » ?

 

Je ne vais pas dire que ce n’est pas Hazard mais presque ! Mon premier roman c’est l’instinct maternel, c’est l’histoire d’une femme enceinte et, bizarrement, j’étais enceinte. Lol

Et il m’est arrivé, comme je disais tout a l’heure, une petite anecdote ou je suis à la caisse d’une superette, en bas de chez moi, je suis enceinte de 4 mois, et la dame qui est devant moi me dit « oh mais vous êtes enceinte ».

Il faut savoir que c’est ma première grossesse donc pendant 4 mois il n’y a personne qui voit rien du tout, donc la j’étais toute contente et je papote un peu avec elle. Et ensuite elle m’attend à la sortie du magasin et elle me dit qu’elle n’habite pas loin et elle me propose d’aller chez elle, qu’elle a des vêtements de grossesses qu’elle peut me donner.

Je suis surprise car je n’ai jamais vu cette personne de ma vie et je décline poliment.

Quand je rentre chez moi, je raconte ça à mon amoureux et il me demande pourquoi j’ai refusé. A ce moment-là je lui réponds que ça se trouve cette femme m’a raconté n’importe quoi, qu’elle n’a pas du tout de vêtements de grossesses, que peut être elle voulait m’attirer chez elle pour me séquestrer et me voler mon bébé. Mdr

Il m’a regardé très étonné mais je me suis dis ça c’est une histoire qu’il faut écrire.

 

Entre temps j’avais eu un contact avec serge brussolo aux éditions du masque donc je lui envois mon idée et il me dit de lui écrire trois chapitres et on verra si on continue. Et de trois chapitres en trois chapitres, le roman c’est écrit et a la fin il m’a dit qu’il allait le présenter au prix cognac et je l’ai eu !

Je sui rentrée dans la grande aventure comme ça, les éditions du masques m’ont commandé un second roman puis un troisième etc.. Et un jour, je me suis rendu compte que j’étais devenue auteure de thriller psychologique.

En tant qu’auteurs, en tant que créateur de personnages, on se dit que vous rentrez dans la tête de vos personnages, que se passe t il quand ce personnage est profondément malfaisant ? Comment se glisser dans la peau de ce genre de personnages ?

 

Je voulais devenir star de cinéma et c’est un éditeur qui s’est intéressé a moi avant un réalisateur donc toute ma formation de comédienne, parce que j’ai suivi des cours de théâtre quand j’étais adolescente, j’ai joué dans des pièces de théâtre et fait des figurations dans des films … toute cette formation est bénéfique et nécessaire.

Par exemple quand un chapitre ne va pas ou une rencontre entre deux personnages ne va pas, je me rends compte que c’est parce qu’ils jouent mal, c’est comme des mauvais comédiens qui surjouent et en fait c’est juste qu’il faut faire en sorte de bien faire jouer nos personnages et alors ça devient agréable à lire et crédible.

C’est pareil pour les méchants, c’est comme si vous demandiez à un acteur de ne jouer que les mêmes personnages tout le temps.

Il faut qu’ont comprenne les motivations du méchant. Un méchant qui est méchants parce qu’il est méchant c’est totalement inintéressant, ça n’a aucun sens.

Les « méchants » le sont parce qu’ils ont vécu des drames, qu’ils étaient des victimes et la ça devient des personnages qui ont une épaisseur psychologique et ils deviennent intéressant et ils font les mauvais choix. C’est pour ça qu’ils sont les méchants, parce qu’ils font ces mauvais choix, mais du coup ce ne sont pas des monstres.

 

Un grand merci à Barbara Abel et aux éditions Pocket pour cette formidable rencontre !

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